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Comment choisir ses Quatre Espèces

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Comment choisir ses Quatre Espèces

L’étrog – le cédrat

L’étrog doit être un « peri ets hadar » : un fruit pur, complet et beau. C’est le cédrat, un fruit de la famille des agrumes qui réside sur l’arbre tout au long de l’année.

Pureté

thumb-etrog-arbre2.jpgEn premier lieu, un étrog doit provenir d’un cédratier authentique, non greffé avec d’autres espèces d’arbres. De nos jours, les cultivateurs greffent les cédratiers avec différents arbres à agrumes, comme le bigaradier (qui produit l’orange amère), pour les renforcer et accroître leur productivité. On trouve souvent dans les vergers les deux sortes d’étroguim, les purs et les greffés, ce qui rend obligatoire l’inspection de chaque arbre. Un rabbin qualifié doit donc ramper sous les haies de cédratier – qui est un arbre bas – pour s’assurer que l’arbre est bien un cédratier non greffé.

Entièreté

L’étrog doit être « méhoudar », complet et entier. Le pitom, une petite excroissance au sommet du fruit, doit demeurer intact. Le pitom des étroguim de Calabre tombe souvent naturellement aux premiers stades de son développement sur l’arbre ; dans ce cas, il est considéré cachère et entier sans pitom. Le rabbin présent lors de la cueillette s’assure qu’un étrog sans pitom est bien dans cette catégorie.

Beauté

Si la beauté de chaque étrog reste subjective, il existe toutefois plusieurs critères et coutumes en la matière. Si un étrog dépourvu de taches, d’égratignures et de marques est souhaitable, cela reste tout à fait exceptionnel, car le moindre grain de sable projeté par le vent sur un étrog laisse une marque. On s’efforce ainsi d’acquérir un étrog qui soit au moins propre à son sommet. L’étendue des surfaces décolorées et la consistance des plaies déterminent la cacherout de l’étrog : s’il est légèrement enfoncé suite à un choc, il reste cachère, mais si une plaie molle et humide s’est formée, il ne l’est plus.

La forme généralement souhaitée pour un étrog est allongé et symétrique. Une qualité recherchée est la présence de rainures et de bosses. Un étrog qui serait rond comme une balle ne serait pas cachère. Certains parmi les ‘Hassidim ‘Habad-Loubavitch considèrent que le « tour de taille » de l’étrog est important, alors que d’autres ont d’autres préférences. C’est souvent une affaire de goût personnel. Bien sûr, la taille est un élément important de la beauté, mais n’affecte en rien la cacherout – tant que l’étrog n’est pas plus petit qu’un œuf de taille moyenne. L’étrog devrait être jaune, ou proche de l’être, car un étrog totalement vert n’est pas cachère pour la mitsva. Un des moyens « d’encourager » l’étrog à jaunir est de le mettre dans une boîte avec des pommes jaunes.

Le loulav – le palmier dattier

Il est souhaitable que le loulav, une feuille verte et fermée de palmier dattier, ait une « épine dorsale » rectiligne, que ses feuilles restent serrées les unes aux autres pointent vers le haut. Il est bon que le sommet du loulav soit « fermé », c’est-à-dire que les deux plis de la feuille centrale ne soient pas séparés, mais le loulav demeure cachère tant que l’ouverture n’atteint pas le tiers de sa longueur.

Les hadassim – le myrte

Les hadassim idéaux ont des feuilles vertes et dressées. Les feuilles devraient pousser par rangées de trois, le haut des feuilles couvrant le bas de la rangée supérieure et ce, sur une distance d’au moins trois largeurs de paume (environ 29 cm) depuis le sommet de la branche. Trois branches de hadassim sont requises pour accomplir la mitsva, mais on peut en rajouter pour augmenter la beauté du bouquet. Le Rabbi de Loubavitch a encouragé cet embellissement de la mitsva, à travers le rajout d’au moins trois branches de hadassim, pour doubler le nombre requis par la loi.

Les aravot – le saule des rivières

Les aravot idéales poussent près d’un cours d’eau et ont de longues feuilles aux tiges rougeâtres. Deux aravot – et seulement deux – sont utilisées pour la mitsva.

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